Fégafoot : Dieudonné Ndoumbou prend ses distances avec Pierre Alain Mounguengui

À l’approche de l’élection à la présidence de la Fédération Gabonaise de Football (Fégafoot), prévue le 18 avril 2026, Dieudonné Ndoumbou sort de sa réserve et livre une critique sans détour de la gouvernance actuelle. Ancien président du Comité de normalisation en 2013 et ex-soutien du président sortant Pierre Alain Mounguengui, il exprime aujourd’hui une profonde désillusion.
Dans une déclaration accordée à l’Agence gabonaise de presse, celui qui dirige l’académie « Terre de Foot Gabon » à Port-Gentil dresse un bilan sévère de la gestion fédérale. Il évoque une organisation fragilisée, marquée selon lui par un manque de vision stratégique et de rigueur dans la conduite des affaires.
Au cœur de ses reproches, une gouvernance qu’il qualifie de défaillante, estimant que le football gabonais peine à se structurer durablement. Il pointe notamment des compétitions locales en difficulté, des performances internationales jugées insuffisantes et l’absence de réformes profondes capables de relancer la discipline.
Dieudonné Ndoumbou va plus loin en assumant une part de responsabilité dans la situation actuelle. Il reconnaît regretter son soutien passé à Pierre Alain Mounguengui, notamment lors de la période de normalisation qui avait conduit à son élection. À l’époque, explique-t-il, il avait privilégié la stabilité en renonçant à ses propres ambitions, dans l’espoir de consolider les bases du football national.
Plus d’une décennie après, il estime que ces attentes n’ont pas été pleinement satisfaites. Cette prise de distance marque ainsi une rupture politique et symbolique entre deux figures qui avaient, un temps, œuvré dans la même dynamique.
Au-delà de la critique personnelle, l’ancien dirigeant appelle à une mobilisation des acteurs du football gabonais pour impulser un renouveau. Il plaide pour une alternance à la tête de la fédération et pour l’émergence d’une gouvernance plus structurée, axée sur la transparence et la performance.
Dans un contexte électoral tendu, cette sortie vient nourrir le débat sur l’avenir de la Fégafoot. Elle place également le président sortant face à la nécessité de défendre son bilan et de convaincre sur sa capacité à porter une nouvelle dynamique pour le football gabonais.



